Bpifrance et PhDTalent publient le baromètre 2021 « Jeunes chercheurs et entrepreneuriat Deeptech »

Paris, 15 juin 2021PhDTalent et Bpifrance publient la seconde édition de leur baromètre annuel sur l’intérêt des jeunes chercheurs pour l’entrepreneuriat Deeptech, menée auprès de 1 700 répondants. Ce second baromètre évolue en interrogeant, en plus des jeunes chercheurs, leurs encadrants (directeurs de thèse, d’école doctorale, etc.) afin de mettre en résonnance les perspectives des acteurs de la recherche dans leur ensemble.
 
Cette étude s’inscrit dans le cadre du Plan Deeptech, mené par Bpifrance depuis 2019 à la demande des pouvoirs publics, qui a déjà permis d’accompagner et financer plus de 600 start-up Deeptech, et dont les objectifs de financement ont été revus à la hausse en 2021. Dans ce contexte, le baromètre « Jeunes chercheurs et entrepreneuriat Deeptech » permet de suivre des indicateurs clés sur la motivation, le niveau d’information et de formation des jeunes chercheurs vis-à-vis de l’entrepreneuriat Deeptech, offrant des éléments objectifs pour orienter les actions à mener pour favoriser la création de start-up par ce public.
 
Malgré la situation économique, l’intérêt des jeunes chercheurs pour l’entrepreneuriat se maintient à un haut niveau
42,5% des jeunes chercheurs envisagent la création de start-up comme possibilité de carrière, soit un niveau similaire à 2020 (44%) malgré les incertitudes liées au contexte économique. La connaissance de certains dispositifs et structures s’améliore significativement (concours d’innovation i-PhD : +15,5pts, concours i-Lab : +9 pts, Bpifrance : +9,9pts), de même que la connaissance de « role-model » – des chercheurs ayant créé des start-ups deeptech.
 
Un écosystème académique qui perçoit positivement l’entrepreneuriat des chercheurs, mais un rôle qui reste à définir 
Le baromètre 2020 avait révélé que 20% seulement des jeunes chercheurs se sentaient encouragés par leur environnement (directeur de thèse, laboratoire, université) à valoriser leurs travaux de recherche et/ou créer une start-up. Cette édition 2021 dévoile que 77% des encadrants, interrogés pour la première fois cette année, ont une perception positive de l’entrepreneuriat de jeunes chercheurs. 68% considèrent que la valorisation via la création de start-up fait partie de la mission de la recherche, soit quasiment autant que les chercheurs eux-mêmes (70%).
 
Cette dynamique est doublée d’un optimisme du monde de la recherche, puisque près de 60% des répondants, tous publics confondus, considèrent que les jeunes chercheurs ont les compétences nécessaires pour créer une start-up. Pour autant, les répondants s’accordent sur la nécessité pour les jeunes chercheurs d’être mieux formés à l’entrepreneuriat, en particulier sur les compétences business, idéalement en les faisant opérer par des acteurs extérieurs à l’université, au plus proche de l’écosystème entrepreneurial.
La question du rôle des différents acteurs pour encourager la dynamique entrepreneuriale est cruciale.  Seuls 23% des encadrants, très concentrés sur leurs responsabilités scientifiques, incitent les jeunes chercheurs à entreprendre. Pour eux, ce rôle revient plutôt aux institutions :  70% seraient très ou plutôt favorables au fait que les institutions incitent davantage les jeunes chercheurs à entreprendre. S’ils se  reposent sur les services de valorisation et les SATT/OTT[1] pour accompagner les jeunes chercheurs vers l’entrepreneuriat, ils sont 67% à souhaiter plus d’outils et de contacts pour assurer le continuum Recherche – Transfert – Création de start-up.

Pour Pascale Ribon, Directrice Deeptech de Bpifrance : « Les chiffres de cette étude sont très encourageants, car ils montrent qu’il n’y a pas aujourd’hui d’obstacles culturels à l’entrepreneuriat dans les laboratoires. Il existe une formidable énergie chez les jeunes chercheurs, qui a toute l’opportunité de se libérer d’autant que les universités, les organismes de recherche et les acteurs de la valorisation sont totalement engagées dans cette démarche d’encouragement à l’innovation. Bpifrance continuera à travailler main dans la main avec le monde académique et celui de la valorisation, pour arriver à l’objectif de création de 500 start-up par an défini par le Plan Deeptech ».

Pour Florian Andrianiazy, co-fondateur et directeur général de PhDTalent : « Le baromètre Jeunes chercheurs et entrepreneuriat Deeptech s’intègre entièrement à la mission de PhDTalent : promouvoir et accélérer le rapprochement entre le monde de la recherche et les entreprises. Les résultats de l’édition 2021, la conjoncture économique actuelle et les politiques publiques en place laissent penser que l’on se dirige davantage vers ce rapprochement, si tant est que les jeunes chercheurs, désireux de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat deeptech puissent trouver les appuis nécessaires, au moment opportun. »

 

Méthodologie :
Le contenu de l’enquête a été rédigé par PhDTalent. Afin de recueillir des réponses sur l’ensemble du territoire français, les acteurs au contact des jeunes chercheurs, ont été sollicités : écoles doctorales, collèges doctoraux, laboratoires et associations de doctorants et docteurs.
Les 15 000 inscrits de la plateforme PhDTalent ainsi que les jeunes chercheurs du réseau de la direction Deeptech de Bpifrance répondant aux critères de l’enquête ont été invités à répondre.
Enfin, l’enquête a été largement relayée sur les réseaux sociaux par PhDTalent et ses partenaires institutionnels, universitaires, associatifs et privés.
L’enquête a été diffusée du 24 février au 5 avril 2021. Les plus de 1700 réponses obtenues (1302 jeunes chercheurs et 407 encadrants), complétées par trois focus-groups regroupant une vingtaine de chercheurs et enseignants-chercheurs volontaires, ont été analysées par Dr. Pauline Vessely, chercheure associée au CERLIS et PhDTalent avec le soutien de Bpifrance.
 

[1] Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies / Organismes de Transfert de Technologiques