A l’occasion du 57e anniversaire du Traité de l’Elysée, Bpifrance, en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès et l’Ifop, présente les résultats d’une enquête sur la perception de l’Allemagne par les dirigeants de PME et ETI françaises

Réalisée par l’Ifop, cette enquête menée auprès de 400 PME et ETI françaises de plus de 50 salariés montre la très bonne image de l’Allemagne qu’en ont les dirigeants. 99% des répondants ont une image positive de leur voisin Outre-Rhin, et 97% jugent la coopération franco-allemande nécessaire pour l’avenir de l’Union Européenne. Ce plébiscite tarde néanmoins à se traduire dans des formes de coopérations concrètes : 4 entreprises sur 10 seulement ont une relation économique avec l’Allemagne.
 
Paris, le 23 janvier 2020 – Dans le cadre de la démarche “New Deal for Mittelstanders” initiée par Bpifrance en 2019, avec l’objectif de favoriser les échanges économiques et les investissements d’entreprises françaises en Allemagne et d’entreprises allemandes en France, la banque publique s’est associée à la Fondation Jean-Jaurès afin de mieux pour connaître la perception de l’Allemagne par les dirigeants de PME et ETI françaises.
 
Les résultats de cette enquête réalisée par l’Ifop montrent qu’il existe un plébiscite de l’Allemagne en terme d’image pour les dirigeants français : la quasi-totalité des PME et ETI interrogées ont une bonne image de l’Allemagne (99% contre 77% pour l’opinion publique[1]), et plus d’un tiers en ont une très bonne image. En outre, les entreprises accordent une grande importance aux relations franco-allemandes, qu’elles estiment de manière quasi-unanime nécessaires pour l’avenir de l’Union européenne (à 97%, soit 12 points de plus que le grand public[2]). Néanmoins, si les dirigeants interrogés estiment globalement que ces relations sont satisfaisantes, seuls 20% les estiment tout à fait satisfaisantes, et un quart d’entre eux ne les trouvent pas équilibrées (contre 39% pour le grand public[3]).
 
Les entreprises françaises estimant avoir des concurrents allemands, soit la moitié des entreprises répondantes, se jugent par ailleurs plutôt compétitives vis-à-vis des entreprises allemandes en termes de rapport qualité-prix, de respect des délais, de degré de transformation digitale et d’innovation des produits et services.
 
Malgré ces résultats posant des bases plutôt solides en vue de relations franco-allemandes, les relations des PME et ETI françaises avec leurs homologues d’Outre-Rhin restent limitées : 4 entreprises sur 10 ont une relation économique avec l’Allemagne et 1 sur 3 seulement envisage de développer une relation commerciale avec des entreprises allemandes, que ce soit commercialement ou via des investissements.
Les principales barrières évoquées par les dirigeants sont linguistiques (48%), administratives (42%) et enfin les différences de réglementation sociale et fiscale (37%).
 
Ainsi, si les PME et ETI françaises ont une bonne image de l’Allemagne et pensent que les relations franco-allemandes sont nécessaires, les résultats de l’enquête montrent qu’il existe un potentiel pour approfondir les relations entre les entreprises des deux pays. C’est avec cette conviction que Bpifrance a initié en 2019 un plan de rapprochement des Mittelstand allemand et français, pour favoriser de façon dynamique et concrète les échanges économiques et les investissements des deux côtés du Rhin, dans une logique de fertilisation croisée. Ce “New Deal for Mittelstanders” est construit à partir d’une feuille de route qui s’articule autour de deux axes principaux :
  • Créer des espaces d’échanges pour les dirigeants de PME et ETI allemandes et françaises, afin d’encourager les initivatives communes. Cela se concrétise au travers de la mise en place de clubs sectoriels “Tech & Fab for Good”, réunissant à parité des industriels allemands et français. Bpifrance travaille également avec des partenaires en France et en Allemagne à l’élaboration d’un programme franco-allemand d’accompagnement aux dirigeants, pour les aider déverrouiller le potentiel de croissance de leurs entreprises.
  • Renforcer les investissement croisés entre la France et l’Allemagne : Bpifrance peut intervenir auprès de toutes les entreprises ayant des sites de production en France, en investissement (capital ou prêts) ainsi qu’en garantie, y compris quand la banque est allemande. Il s’agit également d’inciter les fonds français et allemands à franchir le Rhin et encourager les syndications entre fonds de capital-innovation. Enfin, Bpifrance souhaite accompagner la création d’un fonds franco-allemand de capital-investissement ainsi que des fonds franco-allemands thématiques.
 

[1] En parallèle de cette étude, la Fondation Jean-Jaurès, la Fondation Friedrich-Ebert et l’Ifop publient une seconde enquête sur la perception et l’image des relations franco-allemandes par les opinions publiques des deux pays : https://jean-jaures.org/nos-productions/regards-croises-sur-les-relations-franco-allemandes
[2] Sondage Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Friedrich-Ebert
[3] Sondage Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Friedrich-Ebert