RAPPORT PME 2017 
Une croissance française 2017 construite sur la reprise confirmée de l’activité des PME et ETI en 2016 

La 13eme édition annuelle du Rapport sur l’évolution des PME propose une revue synthétique et multifacette des ressorts de la croissance des PME et ETI françaises en 2016 avec une rétrospective sur cinq à dix ans montrant l’effacement des effets de la crise.

Pour la deuxième année consécutive, la situation économique et financière des PME et des ETI s’est améliorée en 2016. Cette année marque en effet le retour des créations d’entreprises et de l’investissement des PME ainsi qu’un nouveau recul des défaillances, toutes tailles confondues (TPE, PME et ETI), en dessous du seuil symbolique. Ces PME françaises, microentreprises en tête, accentuent leur présence à l’export, continuent de déposer des demandes de brevet et s’impliquent davantage en R&D et innovation que les autres catégories d’entreprises.

Quels que soient les indicateurs, le renouveau économique des PME et des ETI est quasi généralisé sur le territoire français et dans les secteurs d’activité, permettant ainsi en 2016 de dépasser sinon d’égaler la situation d’avant-crise. Parmi les faits majeurs de l’année, certains traduisent des retournements de tendance ou de comportement, d’autres confirment l’engagement de ces entreprises à aller de l’avant.

Faits majeurs de 2016

Avec plus de 554 000 entreprises créées en France en 2016, la dynamique d’entrepreneuriat est en hausse de 6 %, la plus forte depuis six ans. Elle repose de nouveau sur l’attrait des sociétés et des entreprises individuelles classiques, et non plus sur les immatriculations de micro-entrepreneurs.

Pour la première fois depuis le début 2009, les défaillances d’entreprise passent en dessous des 59 000. Toutes les entreprises sont concernées, en particulier les plus petites. Dans la plupart des secteurs et dans de nombreuses régions, la sinistralité des PME et ETI liée à la crise s’efface. Les tendances restent favorables pour l’année 2017.

Après six ans de recul permanent, l’investissement des PME repart en 2016 (+ 2,7 %), notamment dans la Construction et les Transports. Il s’effectue dans un contexte de nouvelle progression de leur chiffre d’affaires (+ 3 %), de la valeur ajoutée produite (+ 3,7 %) et de leur rentabilité économique, mais aussi d’un renforcement continu des fonds propres qui représentent désormais 42 % des ressources mobilisées.

Dans un contexte de ralentissement du commerce mondial, les exportations des microentreprises (+ 3,1 %) et des PME (+ 2,5 %) ont sensiblement augmenté, tirant la croissance des exportations françaises. En 2016, environ 26 000 entreprises sont nouvellement exportatrices. Elles ne font généralement pas partie d’un groupe et sont très dépendantes d’un produit ou d’une destination.

Les PME sont toujours plus actives en R&D. Elles réalisent à elles seules 5,1 milliards d’euros de R&D, un montant en hausse, en particulier chez les microentreprises, qui porte de nouveau la progression de la dépense intérieure de R&D des entreprises. Elles consacrent en moyenne 8,2 % de leur chiffre d’affaires à des activités internes de R&D contre 3 % pour l’ensemble des entreprises exécutant des travaux de R&D*.

* Dernières données disponibles : année 2015.

Autres chiffres et tendances remarquables de 2016

  • L’appartenance à un groupe est la règle pour la quasi-totalité des ETI et des grandes entreprises mais aussi pour près de 1 PME sur 2*.
  • Chaque année, 76 000 PME-ETI sont cédées ou transmises, concernant 8 % des emplois salariés en France.
  • La part des PME dans la commande publique reste stable autour de 60 % des contrats initiaux.
  • Pour la quatrième année, l’activité du capital-investissement français est en hausse avec près de 9 milliards d’euros investis dans 1 600 entreprises.
  • Les 533 PME-ETI françaises cotées sur Euronext représentent 2 PME-ETI paneuropéennes sur 3.
  • Les politiques monétaires toujours accommodantes favorisent l’accès des PME aux financements. En France, moins d’un prêt aux PME sur trois est assorti de sûretés*.
  • Les pôles de compétitivité regroupent plus de 8 600 entreprises dont 30 % ont moins de 5 ans*.
  • Les publications de brevet sont portées par les ETI, la part des PME est quant à elle stable.
  • Le dispositif Jeune entreprise innovante (JEI) a réduit de 12 % les coûts de personnel de R&D et d’innovation des entreprises bénéficiaires.

* Dernières données disponibles : année 2015.

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