OSE Immunotherapeutics bénéficie d’un financement de 9,2 M€ du Programme d’investissements d’avenir, opéré par Bpifrance, pour le développement d’OSE-172 (Effi-DEM), son nouveau checkpoint inhibiteur

Nantes, le 19 juillet 2017, 18 heures – OSE Immunotherapeutics SA (ISIN: FR0012127173; Mnémo: OSE), obtient un financement de 9,2 millions d’euros dans le cadre de l’appel à projets du Programme d’investissements d’avenir « Projets de recherche et développement Structurants Pour la Compétitivité » (PSPC), piloté par le Commissariat général à l’investissement (CGI) et opéré par Bpifrance, pour développer le produit OSE-172, son anticorps monoclonal anti-SIRP-alpha visant les cellules myéloïdes.

Ce projet collaboratif, appelé EFFI-CLIN, sera mené par OSE Immunotherapeutics en tant que chef de file pour développer une nouvelle génération d’inhibiteurs de checkpoint en immunothérapie du cancer. Deux partenaires sont engagés à ses côtés : un organisme public, le Centre Européen des Sciences de Transplantation et Immunothérapie (CESTI) à Nantes et une PME, la société HISTALIM à Montpellier.

L’objectif d’EFFI-CLIN est d’étudier la tolérance et l’efficacité clinique d’OSE-172, nouvelle immunothérapie du cancer qui sera évaluée en monothérapie ou en combinaison dans plusieurs indications où la présence de cellules myéloïdes est un facteur de mauvais pronostic. Les étapes prévoient en particulier la fabrication du produit aux normes pharmaceutiques, des études translationnelles menées à partir de tissus tumoraux mesurant la présence de cibles immunologiques dont la cible SIRP-alpha, et un programme clinique prévu jusqu’en phase 2.

Catherine Borg-Capra, Directrice des filières industrielles de Bpifrance, commente : « Nous sommes très heureux d’accompagner OSE Immunotherapeutics et ses partenaires dans ce projet de recherche et de développement innovant, pour servir l’avenir de besoins médicaux aujourd’hui largement insatisfaits ».

  • Nous remercions le Programme d’investissements d’avenir de nous soutenir avec un financement qui va permettre d’accélérer la montée en puissance de notre plateforme d’anticorps monoclonaux basée à Nantes, dans un environnement scientifique de haut niveau, et de mener notre produit OSE-172 en clinique, étape prévue fin 2018 », déclare Dominique Costantini, Directeur général d’OSE Immunotherapeutics.

Bernard Vanhove, Directeur général délégué d’OSE Immunotherapeutics, en charge de la R&D et des Collaborations scientifiques internationales, ajoute : « Nous sommes très heureux de collaborer avec les équipes de pointe du CESTI et d’HISTALIM pour mener à bien ensemble ce projet ambitieux et obtenir des retombées scientifiques, diagnostiques et thérapeutiques innovantes en immuno-oncologie ».

Les tumeurs ont la particularité de sécréter des molécules qui permettent le recrutement et/ou la génération de cellules suppressives empêchant le système immunitaire d’éliminer les cellules tumorales. Parmi les acteurs | 1 Anchor  majeurs dans les dysfonctionnements immunitaires favorisant la croissance tumorale, les cellules myéloïdes pro-tumorales et suppressives (MDSC ou Myeloid-Derived Suppressor Cells & TAM ou Tumor-Associated Macrophages) ont été identifiées.

OSE Immunotherapeutics a été la première à identifier la cible SIRP-alpha (SIgnal Regulatory Protein alpha) comme un point de contrôle majeur des cellules myéloïdes. La société a mis au point un anticorps antagoniste sélectif de SIRP-alpha transformant le microenvironnement tumoral du fait d’un blocage des cellules suppressives et d’une activation des cellules effectrices antitumorales.

L’exploration de SIRP-alpha dans des indications clés sera menée conjointement avec le CESTI et ses différentes plateformes technologiques. Le Centre Européen des Sciences de Transplantation et Immunothérapie (CESTI) est un Institut Hospitalo-Universitaire (IHU B Nantes, dirigé par le Professeur Gilles Blancho) centré sur la maîtrise de la réponse immunitaire. Le CESTI dispose d’un savoir-faire reconnu dans le domaine de l’immunothérapie et de plateformes pertinentes de recherche expérimentale et translationnelle en vue des essais cliniques et du développement d’innovations thérapeutiques. La proximité de ces laboratoires de recherche avec les cliniciens et les patients est un atout pour mener les études précliniques et les études translationnelles à partir de tissus issus de patients.

La société HISTALIM développera de son côté un outil appelé HISTOPROFILE, pour une aide à la prise de décision dans une perspective de médecine personnalisée. Cet outil utilisera des techniques d’immunohistochimie en multiplexe (plusieurs cibles mesurées dans le même temps sur le même tissu) couplées à des analyses d’images. L’objectif est la caractérisation du profil immunitaire et des biomarqueurs retrouvés chez un patient. Ceci permettra de définir le traitement le plus approprié à partir d’algorithmes intégrant les multiples informations obtenues à partir d’une biopsie clinique.

OSE-172 répond à des besoins médicaux non satisfaits en immuno-oncologie

Les nouvelles stratégies thérapeutiques apparues en immuno-oncologie sont principalement des inhibiteurs de point de contrôle (CKI) des lymphocytes T. Ces CKI ciblant les lymphocytes T ont révolutionné la pratique médicale avec plusieurs produits de cette classe entraînant des réductions tumorales durables. Cependant, les besoins médicaux restent très importants en raison de patients non répondeurs d’emblée et également en raison d’échappements secondaires après une première réponse à ce type de traitement. La recherche de nouvelles cibles est très active sur les lymphocytes T avec de nombreux produits testés ; cette recherche est dans sa phase préliminaire pour les cellules myéloïdes, pourtant présentes en grand nombre dans le microenvironnement tumoral.

Bpifrance est l’opérateur de gestion des Projets de recherche et développement Structurants Pour la Compétitivité (PSPC) du Programme d’investissements d’avenir, piloté par le Commissariat général à l’investissement (CGI). Ces projets ont vocation à structurer les filières industrielles ou à en faire émerger de nouvelles. Ils visent, par le financement de programmes ambitieux, à renforcer les positions des entreprises françaises sur les marchés porteurs et plus largement la position économique d’un tissu d’entreprises, en confortant ou construisant des relations collaboratives pérennes entre industries, services et organismes de recherche.