Dix ans après son lancement, le Fonds National d’Amorçage a démontré son rôle moteur dans la montée de la French Tech

Paris, le 7 septembre 2021 – Lancé en 2011 par le Programme d’investissement d’avenir (PIA) et géré pour le compte de l’Etat par Bpifrance, le Fonds National d’Amorçage (FNA 1 et 2) a atteint son objectif de structurer une offre de fonds d’amorçage professionnels et bien insérés dans leur écosystème et de créer une nouvelle génération de start-ups, dont plusieurs comptent parmi les licornes françaises ou, sont en passe de les rejoindre.

Le Fonds National d’Amorçage (FNA) a été lancé en 2011 avec pour objectif de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de fonds d’amorçage gérés par des équipes de gestion professionnelles, dans le but d’accompagner les jeunes entreprises innovantes en phase d’amorçage ou de démarrage.
 
Géré pour le compte de l’Etat par Bpifrance dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir, le FNA a depuis sa constitution souscrit dans près de quarante fonds d’amorçage nationaux et interrégionaux gérés par une vingtaine de sociétés de gestion.
 
« Le FNA a largement dépassé ses objectifs en termes d’effet de levier et d’accompagnement de startups deeptech sur l’ensemble du territoire » déclare Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. « Les entrepreneurs de la French Tech ont désormais accès à un large panel de fonds d’amorçage gérés par des équipes d’investissement professionnelles, qui ont démontré leur capacité à identifier et accompagner les champions technologiques de demain ».
 
Sur les dix dernières années, les fonds souscrits par le FNA ont investi dans les premiers tours de financement de près de 600 sociétés. Plusieurs d’entre elles figurent aujourd’hui parmi les succès emblématiques de la French Tech, à l’instar de Mirakl, Shift Technology, Jellysmack, Alan, Exotec, Ynsect, DNA Script, Cardiologs, Enyo Pharma, Aledia, etc.
 
« L’ambition du gouvernement est de poursuivre la structuration de l’écosystème d’investissement privé et d’accompagner la croissance des entreprises à fort potentiel. Le FNA a démontré qu’il était un outil de financement pertinent et fiable avec des impacts réels et un retour sur investissement non négligeable pour l’Etat. » pour Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement.
 
Structurer le segment de l’amorçage
L’action du FNA a largement contribué à consolider le segment du capital-amorçage, historiquement délaissé par les investisseurs institutionnels. Les fonds du FNA totalisent à date une taille agrégée de 1,1 milliard d’euros dont 755 millions souscrits par le FNA. 55% des montants levés ont donc été mobilisés auprès d’investisseurs tiers, bien au-delà de l’objectif initial, fixé à 35-40%.
Cette dynamique s’intensifie sur les dernières années. Du fait de l’intérêt accru des investisseurs pour l’amorçage et de la croissance de la taille moyenne des fonds souscrits, le poids du FNA dans les fonds est ainsi passé de 48% à 38%.
 
Un puissant catalyseur de l’écosystème
Cet effet d’entrainement est démultiplié au niveau des sociétés sous-jacentes. Pour chaque euro indirectement investi par le FNA via ses fonds partenaires, les sociétés financées ont en moyenne levé 18 euros. Cela témoigne de la qualité des projets sélectionnés et de la capacité des entrepreneurs à accélérer leur développement sur des tours de série A, B et au-delà.
 
L’action du FNA a de ce point de vue réussi à impulser une puissante dynamique au sein de l’écosystème de l’innovation. Avec plus de 60% de sociétés deeptech parmi les sociétés financées (et 70% des montants investis), les fonds partenaires ont pu bénéficier des synergies apportées par leurs partenaires publics et privés parmi les instituts de recherche, les structures d’incubation ou d’accélération ou encore les grands groupes industriels. Ces sociétés adressent ainsi pour la plupart les enjeux clés identifiés par la stratégie nationale pour la recherche et l’innovation dans les secteurs de la santé, de l’industrie, de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité, de l’environnement et de l’énergie, etc.
 
Une création de valeur à plusieurs niveaux
Les impacts positifs du FNA au terme de ses dix premières années d’activité sont multiples : au niveau économique, les sociétés financées ont au global généré plus de 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2020, et comptent aujourd’hui près de 12 000 employés. Près de 60% de ces sociétés ne réalisaient pas de chiffre d’affaires au moment de l’investissement initial du fonds souscrit par le FNA. La majorité des sociétés financées sont basées en régions, où plusieurs d’entre elles – à l’instar d’Ynsect à Amiens ou Microphyt à Baillargues – ont installé des usines de production industrielle.  
 
Les sociétés du FNA constituent par ailleurs de plus en plus des viviers d’innovation ou des relais de croissance pour les grands groupes français ou internationaux. Sur les dix dernières années, une cinquantaine de sociétés financées par des fonds du FNA ont ainsi fait l’objet d’une acquisition industrielle, à l’instar de Teads par Altice, Dejbox par Carrefour, G2Mobility par Total et Symbio par Michelin.
 
Ces impacts positifs viennent soutenir une performance financière robuste des fonds souscrits par le FNA, avec une capacité démontrée à générer de la liquidité, ce qui contribue à intensifier l’attractivité de l’amorçage auprès des investisseurs privés.
 

Chiffre clés :

  • 1,1 milliard d’euros mobilisé par le PIA dans le cadre du FNA 1 (2011 – 600 m€), puis du FNA 2 (2018 – 600 m€) ;

  • 755 millions d’euros souscrits par le FNA dans 37 fonds dont 26 fonds nationaux et 11 fonds interrégionaux ;

  • Près de 600 sociétés financées à date par ces fonds dont 60% de sociétés deeptech et 55% de sociétés basées en régions ;

  • Près de 60% des sociétés financées ne réalisaient pas de chiffre d’affaires au moment de l’investissement initial du fonds souscrit par le FNA ;

  • Plus de 1,3 milliard d’euros de chiffres d’affaires généré par ces sociétés en 2020 et près de 170 millions d’euros dépensés en R&D ;

  • Près de 1600 brevets déposés et près de 12 000 personnes employées par ces sociétés à date.