Bpifrance Le Lab et Rexecode présentent leur baromètre « Trésorerie, Investissement et Croissance des TME et PME » du premier trimestre 2019, avec un focus d’actualité sur la relation des chefs d’entreprise avec leur banque 

Les TPE et PME interrogées par Bpifrance et Rexecode en février 2019 font toujours état d’une grande facilité d’accès au crédit mais leur trésorerie s’est dégradée ces derniers mois, dans un contexte de ralentissement de l’activité. Ce fléchissement des perspectives d’activité se ressent également sur les prévisions d’investissement pour 2019 attendu en net ralentissement. Les difficultés de recrutement restent le principal frein à la croissance des TPE/PME mais le manque de débouchés est de plus en plus cité par les chefs d’entreprise.
 
Des conditions financières toujours favorables mais des signes de ralentissement :
Trésorerie et délais de paiement : Les PME estiment que leur trésorerie s’est dégradée sur les trois derniers mois et elles n’anticipent pas d’amélioration à court terme. Les délais de paiement des clients se sont réduits depuis la fin d’année dernière mais ils se sont allongés sur un an.
Investissement : L’investissement ralentirait en 2019 après deux années dynamiques. Le solde d’opinion sur l’évolution des dépenses d’investissement baisse de 11 points et la proportion de PME souhaitant investir, bien que toujours élevée, baisse de 6 points par rapport à l’année passée (à environ 60 %). Les besoins de renouvellement et/ou de modernisation des équipements constituent le principal motif de ces dépenses, bien avant l’extension des capacités de production ou l’introduction de nouveaux produits ou procédés.
Accès au crédit : Les TPE/PME disposent d’un accès au financement jugé toujours très aisé, qu’il s’agisse de celui dédié à l’exploitation courante ou au financement de l’investissement, dans un contexte où les taux d’intérêt restent bas.
Freins à la croissance : Les contraintes d’offre restent prégnantes, les difficultés de recrutement étant à nouveau le principal frein à l’activité des PME (pour 52% d’entre elles). Toutefois, les contraintes de débouchés sont de plus en plus souvent citées comme freinant l’activité. La concurrence est un peu plus pesante ce trimestre, et constitue toujours le second frein à la croissance des PME selon les chefs d’entreprise.
 
Focus trimestriel « Relation des chefs d’entreprise avec leur banque » :
Ce trimestre, les questions du focus ont été élaborées en partenariat avec l’Observatoire du financement des entreprises, organe national regroupant les représentants des entreprises et des acteurs de leur financement, dont l’objectif est d’analyser les conditions de financement des PME en France. L’objectif est de comprendre la perception des chefs d’entreprise vis-à-vis de leur banque, notamment les facteurs de blocage ressentis et donc les leviers pour améliorer la relation.
84 % des chefs d’entreprise se déclarent de manière globale satisfaits de leur relation avec leur banque, dont 16 % sont très satisfaits. Cela correspond à peu près à la proportion d’entreprises déclarant ne pas avoir de difficultés significatives d’accès au crédit (même si les deux populations ne se recoupent pas totalement).
La qualité du suivi semble clé dans la qualité et le succès de la relation banque-PME. Le conseiller est au cœur des motifs de satisfaction des chefs d’entreprise vis-à-vis de leur banque : les deux principales sources de satisfaction sont la disponibilité et la stabilité du conseiller (citées par 50% et 42% d’entre eux). La proximité de l’agence bancaire et des conditions de crédit favorables (taux d’intérêt concurrentiels, souplesse de la ligne de crédit, acceptation d’un nouveau crédit aux conditions souhaitées) sont également des motifs importants de satisfaction.
Le principal axe de progrès des banques spontanément cité par l’ensemble des chefs d’entreprise est une meilleure tarification des produits et services proposés. Mais l’ensemble des éléments propres à l’amélioration de l’accompagnement des PME (plus de réactivité et de suivi, changements de conseillers moins fréquents), pris de manière agrégée, apparaissent tout autant prioritaires.
L’amélioration des conditions de financement reste importante, surtout pour les 16 % de PME se déclarant insatisfaits de leur relation avec leur banque. Si chez ces dernières, les frais sont un motif récurrent d’insatisfaction, elles expriment pour une bonne part des difficultés de financement lorsqu’elles en sollicitent un crédit. A ce titre, dans un environnement de taux bas, les taux d’intérêt pratiqués ne constituent qu’un motif mineur d’insatisfaction. Ce sont la diversité et la souplesse dans les financements proposés qui sont plébiscitées.
 
Conditions de réalisation de l’enquête :
Afin de mieux connaître la situation des TPE et PME en matière de trésorerie, de projets d’investissement et d’accès au crédit, Bpifrance Le Lab et Rexecode ont noué un partenariat qui se décline dans un sondage trimestriel conduit auprès des chefs d’entreprise.
Cette quatrième édition publique du Baromètre trimestriel Bpifrance – Rexecode, dédié à la Trésorerie, l’Investissement et la Croissance des TPE et PME, a été réalisée entre le 4 et le 13 février 2019, sur la base d’un questionnaire diffusé par voie numérique auprès de plus de 1 200 PME des secteurs marchands non agricoles, de 1 à 249 salariés et réalisant moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les réponses de 436 PME ont été traitées.
Le questionnaire comportait 10 questions autour des 3 axes : Trésorerie, délais de paiement, financement court terme/Investissement, financement de l’investissement/Freins à la croissance
Il était complété par une interrogation thématique portant sur la relation des chefs d’entreprise avec leur banque.
Retrouvez l’intégralité de l’étude sur : bpifrance-lelab.fr et sur rexecode.fr