Bpifrance Le Lab consacre sa nouvelle étude à la gouvernance des PME et des ETI, un sujet identifié par 88% des dirigeants interrogés comme un levier crucial de performance de leur entreprise

Paris, le 7 février 2020 – Le concept de gouvernance est sur toutes les lèvres, du monde politique à l’univers de l’entreprise, du secteur de l’industrie à celui des médias, des ONG aux organisations patronales. Mais que recouvre exactement ce concept en 2020 et à l’aune de la loi PACTE ? En particulier, quelles opportunités une gouvernance équilibrée et efficace peut-elle faire émerger pour les dirigeants de PME et d’ETI ?» ? C’est à ces questions que la dernière étude de Bpifrance Le Lab a voulu répondre, à travers une enquête menée auprès de 1500 dirigeants de PME et ETI françaises, afin de questionner leurs pratiques de gouvernance et mettre en évidence les piliers incontournables d’un système équilibré et efficace.
 
Dépasser l’angle restreint du contrôle actionnarial pour repenser la gouvernance
Avec cette étude, l’objectif de Bpifrance Le Lab est de dépasser l’angle restreint du contrôle actionnarial. Toutes les parties prenantes de l’entreprise sont en effet concernées par la gouvernance, appréhendée comme un système qui vise à élaborer, valider et mettre en œuvre des décisions stratégiques, en s’appuyant sur un socle de valeurs et au service de la vision de l’entreprise.
 
Collégialité et ouverture d’esprit pour repenser la gouvernance des PME-ETI
Si l’étude révèle que 88% des dirigeants de PME-ETI estiment que la gouvernance est un levier crucial pour la performance de leur entreprise, il n’est pas question pour eux de l’appréhender seuls ou avec leurs seuls actionnaires. 57% des dirigeants de PME-ETI estiment en effet que leur entreprise appartient autant à leurs actionnaires qu’à leurs collaborateurs. La collégialité et la mise en place d’instances leur semble ainsi essentielle pour améliorer la pertinence des prises de décisions stratégiques et opérationnelles, et pour limiter les effets pervers de la concentration des pouvoirs. Au-delà des seules instances, toutes les parties prenantes doivent être entendues, dans leur diversité, et indépendamment de la taille de l’entreprise. Cela nécessite de la part des dirigeants introspection et ouverture d’esprit.
 
Des piliers essentiels pour une gouvernance au service de la performance de l’entreprise
Selon Elise Tissier, Directrice de Bpifrance Le Lab, « Pour être un levier de performance, la gouvernance ne peut être envisagée sans l’élaboration d’une vision du futur désirable pour son entreprise, bâtie sur une stratégie collective, ouverte et adaptée
Cela nécessite pour les dirigeants de travailler sur eux pour « combler leurs angles morts », de favoriser des prises de décision collégiales (notamment via des instances dédiées) ou encore de créer une culture de la délégation et de fluidifier la circulation de l’information. Ce cheminement doit se faire de concert avec les collaborateurs, et en gardant à l’esprit l’objectif de faire converger les intérêts de l’ensemble des parties prenantes.
 
Diagnostiquer la gouvernance d’une entreprise à travers son dirigeant
Si chaque entreprise adopte un système de gouvernance qui s’adapte à elle en fonction de ses caractéristiques propres, l’étude souligne qu’il dépend aussi du profil de son dirigeant : Attentistes, empiriques ou précurseurs, selon les sociotypes établis dans l’étude “Dans la tête des dirigeants de PME-ETI”, publiée par Bpifrance Le Lab en octobre 2019.
 
Bpifrance Le Lab propose enfin un autodiagnostic aux dirigeants de PME-ETI, afin de leur permettre d’identifier leur propre catégorie, et accéder ainsi aux conseils qui les concernent.
 
Retrouvez l’étude en téléchargement libre sur https://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/La-gouvernance-des-PME-et-ETI